2025: la pire saison de Lewis Hamilton en data

Un examen en chiffres et en graphiques intercatifs de la saison de Lewis Hamilton chez Ferrari

By Héric Libong
2025: la pire saison de Lewis Hamilton en data

À la fin du Grand Prix de Las Vegas, Lewis Hamilton ne s’est pas caché : « C’est la pire saison de tous les temps. Peu importe combien j’essaie, ça continue d’empirer », lâche-t-il au micro de Sky Sports F1.

Depuis plusieurs semaines, le septuple champion du monde répète le même diagnostic : son premier exercice chez Ferrari est, de son propre aveu, le plus difficile de sa carrière.

Cet article s’appuie sur un travail d’analyse de données couvrant toutes ses saisons de Formule 1 depuis ses débuts en 2007, construit à partir des données FastF1 (interface Ergast) alignées sur les classements officiels, et structuré autour de trois axes : la part de points marqués par Hamilton par rapport au leader du championnat, l’écart qui le sépare de ses coéquipiers au classement, et le bilan de ses duels en qualifications. Trois angles complémentaires pour constater, chiffres à l’appui, que son sentiment de vivre sa pire saison de Formule 1 est bien fondé.

Mesurer la contre-performance

Pour prendre la mesure de cette saison 2025, il faut la replacer dans l’ensemble de la carrière de Lewis Hamilton en Formule 1, depuis ses débuts en 2007. Les données compilées permettent de lire son année Ferrari sous trois angles complémentaires.

Premier repère : la proportion de points marqués par Hamilton par rapport au leader du championnat, à la même étape de la saison (après 21 Grands Prix). Cet indicateur a l’avantage de lisser les effets de changements de barème et de calendriers plus ou moins fournis.

Les données, extraites de FastF1 et alignées sur les résultats officiels, montrent qu’en 2025 le Britannique n’a cumulé que 37,9 % des points du leader, soit la plus faible proportion enregistrée depuis son arrivée en Formule 1. Même ses saisons de transition – 2009 chez McLaren ou 2022 avec la Mercedes W13 – affichaient des ratios supérieurs.

Sur le terrain des résultats bruts, 2025 se situe clairement tout en bas de la courbe.

Face à ses coéquipiers : un écart inédit

Autre façon de lire la saison : se tourner vers l’intérieur du garage, et observer la comparaison avec ses coéquipiers. Depuis 2007, Hamilton a bâti sa réputation sur une constante : il domine presque toujours l’autre côté du box.

L’historique ne fait ressortir que trois saisons où il était derrière à ce stade du championnat : 2011 face à Jenson Button, 2016 face à Nico Rosberg et 2022 face à George Russell. En 2025, l’écart franchit un cap inédit : −64 points face à Charles Leclerc.

C’est la première fois de sa carrière qu’un coéquipier compte une avance aussi importante sur lui en cours de saison. Un signal fort qui distingue nettement cette campagne 2025 des précédentes.

Le même décalage apparaît en qualifications. Course après course, la bataille du samedi tourne à l’avantage de Charles Leclerc.

Après 21 Grands Prix, le score est de 16 à 5 en faveur du Monégasque. Pris isolément, le chiffre est déjà parlant. Replacé dans la série 2007–2025, il devient encore plus significatif : c’est le plus grand écart en défaveur d’Hamilton sur une saison complète depuis ses débuts en Formule 1.

Conclusion : une saison à oublier

Pris ensemble, ces trois repères – part de points face au leader, écart au coéquipier et bilan des qualifications – aboutissent au même constat : la saison 2025 est, à ce stade, la plus faible de la carrière de Lewis Hamilton depuis 2007.

Les chiffres ne disent rien de l’adaptation à une nouvelle équipe ou du ressenti du pilote au volant. En revanche, ils confirment un point précis : lorsque Hamilton parle de « pire saison » de sa carrière, les données viennent appuyer ce diagnostic.

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